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 La voyageuse de l'imaginaire (part 1 ?)

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MessageSujet: La voyageuse de l'imaginaire (part 1 ?)   Sam 18 Oct - 20:19

Le désastre. Un monde pourri par l'odeur de la mort, la sécheresse du sol, la vie éteinte dans ce désert enflammé. Quelques ruines résistent encore à cette place de l'enfer, alors que le temps ne leur était point favorable. Tout ce que cet endroit peut donner ne sont que poussières et grains de sable, sous un soleil de plomb meurtrier dévoilé sous un ciel azur, sans aucune présence de nuage porteur d'espoir. Au loin, la distinction des formes ou de silhouettes obscures ne se résume qu'en deux phénomènes, à savoir des mirages pour les plus chanceux, ou une troupe de zombies, êtres putréfiés qui ont succombé au défi de la survie afin de se repaître de la chair humaine, qui se précipitent sur la fraîcheur que l'homme représente à leurs yeux – encore faudrait-il qu'il en aient encore. Un endroit inhospitalier qui repousse les plus valeureux à la crainte et la désolation.
Pourtant, cette immensité recouverte sur des centaines de kilomètres accueilli en cette fin de matinée, trottant sur les bancs de perles dorés, une petite fille joviale. Malgré la présence d'une courte écharpe usée enroulé autour de sa tête pour la protéger des rayons du soleil, sa tenue, composée d 'une chemise bleutée tel les profondeurs océaniques au col de corail blanc, d'un leggings encre et de fines chaussures, donne tout à dire qu'elle est étrangère. De par la propreté de ses vêtements et son comportement hors de nature, cette jeune aventurière venait certainement de débarquer du milieu de nul part. Muni d'un cahier dans sa main droite et d'un crayon sur la gauche, elle visionna l'étendue désertique en chantant de simples comptines sous un air guilleret.
Mais très vite, elle se stoppa, puis elle s'allongea à plat ventre. Elle vint de découvrir quelque chose ! Très vite, elle commença à écrire quelques mots de ces yeux pétillants de curiosité.
« Hihihi, ça devient intéressant ! J'ai trouvé le village ! Il est super gros, plus que je l'imaginais ! Je me demande si il y a encore des personnes ded-OUAH ! »
Une paire de mains s'empara de ses aisselles, la fit relever, puis redescendre sur ses pieds.
« Ça fait une heure que je t'appelle pour que tu viennes manger ! Tu pourrais faire plus attention quand tu t'amuses !
-Désolé, maman... »

La petite atterrit sur une surface de terre. En quelques fractions de secondes, le climat changea du tout au tout. A la place d'un désert chaotique, la fille se retrouvait dans un local forestier, remplie de verdures et de flores. Dans ces terres faiblement éclairés par des éclats de lumière parvenant à pénétrer dans les brèches du toit naturel, seul le bruit des feuilles secoués par une brise retentissait. Les arbres, en surnombre, s'élevaient plusieurs mètres dans les cieux, laissant les champignons et végétaux pousser à côté de leurs racines. Quelques animaux sauvages vivent et s'abritent aux alentours, faisant de cette nature un écosystème parfait. Sur le sol, des feuilles rougis par le temps commençaient à se multiplier, signe d'une fin de saison ensoleillée imminente.
Non loin d'ici, près d'un lac clair aux reflets des différents morceaux du soleil, coupés par la multitudes de branches qui recouvre le toit de l'espace vert, en direction du sentier tracé naturellement, une humble maison de bois prenait place, décorée par la verdure des lieux. Celle-ci se trouve sur une surface de terre au dessus du niveau de sol de la forêt habituelle, avec une petite terrasse en bois à son entrée. La structure de la maison taillée en « L », un jardin occupant toutes sortes de plantations se trouvait en son coin, entouré par une barrière de fortune. Sur le côté, des vêtements séchaient sur un étendoir fait main. Les murs, depuis le temps, s'étaient offert à certains endroits humide un survêtement de mousse, ou encore de feuilles rampantes. Malgré son apparence extérieure en fusion à la plénitude des lieux, la lumière émanant des fenêtres et la fumée s'échappant de la cheminée montrait un bâtiment occupé et vivant, bâtiment que la mère décida de se diriger à la hâte.
Cependant, elle se retourna et s'adressa à sa fille.
« Et n'oublie pas de fermer le livre avant de venir, Yume ! »
La petite fit un signe de compréhension de la tête, puis elle se retourna. Juste à côté d'elle, un livre s'étendait au sol. En regardant de plus près, les pages émanaient une coloration claire et mobile qui cachaient son contenu en lettres. Mais elle n'en prit compte, et sans hésitation, elle referma le livre, puis se dirigea à son tour à la maison les mains remplies.

Machinalement, en se déchaussant depuis l'entrée, elle monta directement à l'étage en empruntant les escaliers, puis ouvrit la première porte qu'elle croisa sur sa gauche. Elle tomba sur une chambre de taille moyenne contenant, autre qu'un lit, un bureau débordant de livres de conte et romans, de dessins et de crayons, une armoire simple avec un bout de tissu qui dépasse, et divers peluche d'animaux en tout genre annonçant le caractère de la pièce. La fenêtre ne montrait que peu de détails à l'extérieur, mais une branche attendait devant celle-ci et l'invitait constamment à de futures escapades secrets. Sur les murs, divers bouts de papiers et autres morceaux de journaux étaient épinglés avec moult gribouillages et notes. Elle reconnut sa chambre en un clin d’œil. Elle se vida les mains de ses éléments de distraction sur la pile de bouquin, et retira enfin le bout d'écharpe sur sa tête. Une petite mèche rebelle se leva du haut de son crâne bleu-gris, couronné par un serre-tête de couleur chaude. Deux tresses, une de chaque côté des joues, apparaissaient,  suivi d'un nœud papillon vert sur chaque bout. De ses yeux de même couleur que sa chevelure mi-longue, elle vérifia qu'elle n'avait rien oublié, puis elle fit demi-tour.
Sans rêvasser, Yume descendit puis se dirigea sur une table nappée. Elle remarqua rapidement que trois couverts étaient posés avec un bol de salade et légumes et tout genre. Elle s'assit à sa place habituelle et balança ses jambes dans le vide.
« Y a Papa qui mange aujourd'hui, maman ?
-Oui, Papa sera là trésor, et tu peux commencer à te servir, j'arrive ! »
De cette autorisation, la fille se servit. Elle n'aimait pas vraiment les salades, mais elle a remarqué une sauce dans un bol qu'elle appréciait mettre un peu partout dans ses aliments, et se permit cette  gourmandise.
La mère arriva aussitôt, accompagné dans ses gants de cuisines d'une grosse casserole. Ses cheveux argentés étaient semblables à celles de sa fille, à l'exception d'une plus grande longueur des cheveux, et de l'absence de serre-tête. Elle confinait ses bouts de tresses avec un simple nœud de même couleur. Elle portait un débardeur sombre suivi d'une petite veste blanche avec ses manches retroussés au niveau des coudes, puis d'un  pantalon complétant le bas du haut, et des chaussons. Elle enleva ses gants en posant le conteneur, libérant ses mains nues du pot brûlant. Du moins, ses mains ne s'habillaient que d'une bague au niveau de l'annulaire gauche. Elle s'assit et et prit ses aises à son tour.

« Bon appétit ma puce.
-Bon appétit !
-Dis-moi, où est-ce que tu as eu ce livre ? J'ai pas trop aimé l'endroit où tu traînais tout à l'heure.
-Ben, c'est tata Patchy qui me l'a donné ! J'ai demandé des histoires et des contes, et elle m'a passé ça.
-Ce n'est pas bien de mentir. Patchouli n'aurait jamais donné ce genre de livre à un enfant de 7 ans. Et à mon enfant en plus.
-Mais-euh.... Si, c'est vrai...
-Tu rendras ce livre quand on repassera au manoir, d'accord mon cœur ?
-Très bien... Euh... J'arrive pas à couper la viande...
-Attends, j'arrive. »
La mère se releva pour prendre place derrière la chaise et attrapa avec ses mains celle de sa fille.
« -Regarde, tu tiens bien la viande avec la fourchette comme ça, puis avec le couteau, tu coupes, et tu mets un peu de force. Regarde, ça passe tout seul. Tu penses y arriver ?
-Je vais essayer... Oh, c'est bon, j'y arrive !
-C'est bien ! Tu sais, à ton âge, j'étais déjà la reine du couteau. Je m'amusais à les balancer un peu partout sur des gens dans la rue, j'étais une grande animatrice.
-Mais c'est dangereux, maman. Faut pas faire ça !
-Ahaha, oui, effectivement ! »
La jeune femme reprit sa place et elles continuèrent à manger.
« -Papa est toujours pas là...
-Tu sais chérie, papa est très occupé par son travail, du coup il ne peut pas arriver directement. Mais dès qu'il aura terminé, il ne perdra pas une seule sec-
-JE SUIS RENTRÉ, BONJOUR LA FAMILLE ! »
Une voix fit écho dans toute la maison. Une voix masculine, empli de vigueur et de passion. La joie de Yume ne se contint suffisamment qu'elle glissa de sa chaise et sauta à l'entrée, accueilli par un torse et retenu par une paire de bras.
« -Coucou Papa !
-Hé ! Olah, fait attention, Yume, je vais tomber ! Et toute cette enthousiasme ? Je ne suis parti que le matin, tu sais !
-J'ai des tas de choses à te raconter ! Tu vas adorer !
-J'ai hâte, mais si  je pouvais au moins enlever mes chaussures...
-Bon retour parmi nous, ''Papa''. »

L'homme contempla le visage de sa femme, et ne put s'empêcher de sourire face à cette dernière de ses yeux châtain sombres. Ses cheveux étaient un peu en bataille avec une mèche principale au centre de son front, suivi de plusieurs mèches s'étalant sur les côtés. Son visage suait de transpiration suite à une période de journée mouvementée, mais elle s'apaisait peu à peu. Il portait une tenue décontractée, avec son T-shirt fétiche noir et une veste à capuche classique, complété par un pantalon couleur terre. Encombré, il déposa la petite plaisantin, et embrassa sa femme.
« -J'ai l'estomac dans les talons, j'espère que je ne vous ai pas trop fait attendre !
-On ne t'a pas du tout attendu, tu sais. On s'est régalé, n'est-ce pas Yume ?
-C'était trop bon !
-Vous me faites marcher, là ?!
-Allez viens, gros bêta. »
Sur ces mots, la famille au complet déjeune dynamiquement sur cette belle journée de fin d'été.
« Alors Yume, tu as fait quoi ce matin ? Raconte !
-Elle s'est aventuré dans un livre post-apocalyptique avec des zombies partout.
-Comment ?!
-Il y avait plein de méchants, mais je les ai tous battu et j'avais découvert un village !
-Oh ? Bon ben ça va alors, t'es la meilleure après tout.
-C'est tout ce que ça te fait quand je te dis que ta fille était en danger de mort ?
-Mais non ! C'était un conte, elle ne pouvait pas être en danger.
-Elle a volé un livre du monde humain qui se trouvait à la bibliothèque, ce n'était pas un conte.
-Ah, là par contre, je ne suis pas content de toi, ma petite.
-Pardon papa … Mais ce livre avait l'air cool !
-C'était lequel ? J'avais feuilleté pas mal de ces livres à l'époque... »
La discussion se poursuivit pendant un certain moment, avec la mère qui rappela à sa fille de faire ses devoirs avant la rentrée au village humain, le père qui complimenta la délicieuse nourriture préparée par amour, et Yume racontant une histoire de pirates tous plus originaux les uns que les autres. Le déjeuner prit son temps, mais la fin s'approcha soudainement...

« -En tout cas Yume, fais attention quand tu ''plonges'' dans un livre. On ne sait pas jusqu'où va ce pouvoir, donc évite de faire ce que t'as fait, ok ?
-Okay papa !
-Tu n'as pas l'air de bien comprendre... »
La jeune femme se remémora d'un fait qu'elle n'avait pas encore parlé jusqu'à présent.
« -Oh, sinon, j'ai vu les Hakurei ce matin au village humain. Ils nous ont invité à passer chez eux cet après-midi. Vous voulez y aller ?
-Oui ! Je veux les voir !
-Et bien, je ne suis pas de service ce soir, du coup je suis libre. Ça fait longtemps que je ne les ai pas vu en plus...
-Bon, et bien, tout le monde est d'accord. N'oubliez pas surtout ! 
-Hé papa papa ! Tu peux me lire une histoire avant ?»
Yume était allé chercher un bouquin pendant ce temps. A la couleur et à la forme de celui-ci, quelque chose sauta aux yeux du père...
« -Tu peux laisser le livre fermé alors.
-Oh ? Pourquoi ?
-Tu vois, ce livre... Ce sont mes souvenirs de Gensokyo. Ce que j'ai vécu depuis que je suis ici... C'est moi qui l'ai écrit. Enfin, écrit...
-Wah, je savais pas que t'avais un journal intime !
-Oui, c'est à peu près ça. Et c'est une histoire belle et bien remplie. Alors, tu veux écouter ?»
La jeune intéressée, de ses yeux aux éclats aussi brillants que sa curiosité prend ampleur, affirme d'un mouvement de tête.
« Bon, je ne pourrai pas tout te raconter d'un coup bien entendu, mais tous les jours, je t'en raconterai une bribe, d'accord ? »
Elle refit un mouvement de tête, impatiente du commencement. L'orateur décide de s'installer sur le fauteuil juste à côté, tandis que la spectatrice s'assit sur ses jambes. La mère passa à côté des deux rêveurs, les mains remplies de linges pliés et séchés.
« N'oublie pas la photo, Dondeo. »

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