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 [fic]Le passé de donfeuxvideo (Gensokyo)

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donfeuxvideo
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MessageSujet: [fic]Le passé de donfeuxvideo (Gensokyo)   Dim 26 Sep - 22:42

Le commencement d'une longue histoire. Bonne lecture ! Saurez-vous trouver le secret ? >:3

Le passé de donfeuxvideo (Gensokyo)

Je pense que vous vous êtes surement posées la question. Le passé de donfeuxvideo, quel est-il ? A partir de cette histoire, je vous raconterai ma vie passé... du moins, ce que je me rappelle. Car tout homme oublie un jour ou l'autre...
Donc, je vais vous raconter tout ce que je sais sur ma vie avant que je ne vous parle en ce moment même. Soyez sage et attentif, car je ne me répèterai pas.
Mes débuts de souvenirs s'arrêtent sur... un voyage. Un voyage dans un couloir de lumière. Je peux me souvenir encore de cette chaleur... Si étouffante ! Je ne me rappelle pas comment j'ai pu en arriver là. Mais je me faisais transporter... Jusqu'à Gensokyo...


J'ouvris les yeux. Je me trouvais dans un bâtiment bien vaste, mais je ne faisais guère attention aux détails. Je me levai, et failli retomber sur place. Mon corps chauffait... des vapeurs sortaient de ma peau. Je me regardais : J'étais en tenue d'Adam, le corps brûlé. Il me fallait de l'aide. Je sorti donc de la demeure. Devant moi se trouvait de longs escaliers, ainsi qu'une... vague de brume sombre. Elle recouvrait tous les environs, cachant ma vue du moindre signe de vie. Je remarquais aussi qu'une plus grosse couche se trouvait en face des escaliers... Peut-être se cachait ici un village. Je descendis les marches et...
Désolé, à partir d'ici, le vide total. Je pense m'être écroulé sous la fatigue tout près de la couche de brume que je voulais atteindre.


Je me réveillais... je me rappelais d'une salle sombre... Pourtant, il me semblait que le ciel nous éclairait à ce moment de la journée...
J'étais dans une salle bien éclairée... non, une salle blanche. Tout était de couleur claire. J'étais aux urgences ? Je n'avais fait qu'un simple rêve ? Je décidais à ce moment de me lever, tant bien que mal à cause de mes brûlures, de ma blessure sur la tête, mes membres endoloris... D'ailleurs, je remarquais que je portais un pantalon très souple de couleur beige, ainsi que des tas de bandages sur mon corps. Quelqu'un s'occupait de moi pendant mon sommeil.
Je m'apprêtai à sortir de cette salle, quand la porte s'ouvrit devant moi. Une femme, portant une robe harmonisant le rouge et le bleu, se dressait devant moi. Elle portait un serre-tête avec une croix dans les mêmes couleurs que précédemment. Sa longue natte de ses cheveux argentés et ses yeux sombre de teint clair reflétait sa beauté et son charisme. Elle me bloqua le passage, m'interdisant de sortir d'ici. A son grand étonnement, je la poussai très calmement. Après tout, je ne voulais que sortir de ce mauvais rêve... Mais je lançais quand même un compliment pour les soins – je déduisais que c'était elle qui m'a soignée. Je sortis de «l'hopital». ...Aucun de ces détails ne me faisait penser à mon ancienne vie, rien. Le village devant moi, la montagne, les forêts... Je ne reconnaissais rien. C'était une sensation très bizarre... Je pense qu'à ce moment, j'étais perdu. La dame me rattrapait, puis me piquait avec une seringue. L'effet ne tardait pas, et je perdais connaissance. Encore une fois.


Je reprends mes sens. Je me sentais ligoté... Enfin, j'étais ligoté, sur le même lit. Pourquoi m'attacher ? La même dame se trouvait devant moi, énervée. Qu'est-ce que j'avais fait ? Elle commençait à m'harceler...

«D'où viens tu ? Comment ça se fait que je ne t'ai jamais vu dans le coin ?!
-...Je ne sais pas... Je n'en sais rien...
-Tu mens. Dis-moi tout et je te laisserai tranquille.
-...Je ne sais pas...»

Elle commençait son interrogatoire. Je ne comprenais pas pourquoi ces question, pourquoi moi... Je ne savais même pas d'où je venais. Elle me posait des tas de questions, mais je ne pouvais répondre que par «Je ne sais pas».

«Ah... Bien... C'est fou comme tu ressembles à lui...»

Elle commençait à parler dans sa barbe. Je n'entendais rien de ce qu'elle disait. Mais qui était lui ? Quelqu'un était dans le même cas que moi ?

«Bon, désolé, mais tu vas devoir dormir un petit moment.»

Encore une fois, on m'obligea à sombrer dans un profond sommeil... Quand ça allait s'arrêter ? Vivement que je me réveillais une bonne fois pour toute.


«-Hého ! Il est temps de se lever !»

Une voix m'appelait. Instinctivement, j'ouvris les yeux. Mes sens me revenaient à moi. Je voyais... Deux silhouettes. Je reconnaissais l'infirmière à la tenue rouge-bleu, mais qui était l'autre personne ? Je me levais, et apercevait les deux personnes : l'une qui n'était que la personne qui m'avait ligoté lors de mon dernier réveil, ainsi qu'une jeune fille... avec des oreilles de lapins ? Je rêve là. Et pourtant, c'était bien vrai.
Cette jeune fille était en jupe courte avec une veste grise et cravate... Ce qui ressemble à une tenue d'étudiante. Ses cheveux violets mauve clair se mariait avec son visage remplit de joie. La dame en tenue d'infirmière prit la parole.

«Désolé pour ces derniers jours. Nous ne sommes pas habitués à voir de nouveaux visages ici.
-... Je pourrai savoir qui vous êtes d'abord ?
-Ah, excusez-moi. Je suis Eirin, médecin. Et voilà une de mes connaissances, Reisen.»

Elle me fit un sourire bien contagieux. Je ne pus m'empêcher de sourire à mon tour.

«Bien, il me semble que vous ne savez rien d'ici, non ?
-...
-Oui, c'est bien ce que je me doutais. D'ailleurs, vous vous souvenez de quelques chose d'avant votre arrivée à Gensokyo ?
-Non... Je ne me souviens de rien.»

Mon sourire s'effaçait. Après tout, tout ce que je me rappelais, c'était mon nom... Mon nom ? Oh non, je ne me souvenais même pas de ça ! A moins que... Je me souvenais d'un surnom... Il n'était pas terrible, mais bon.

«-J'ai donc bien fait de faire venir Reisen aujourd'hui. Elle sera ton guide. Désolé, mais je n'ai pu trouver qu'elle de libre...
-Non, ne vous inquiétez pas ! C'est déjà sympathique de votre part de m'avoir soigné...»

A ces mots, je me regardais. Plus aucune trace de brûlure. J'étais complètement remis sur pied. D'ailleurs, je me sentais léger... Très léger. Une vitalité que je n'avais jamais ressenti avant. Je me sentais si bien...

«-Je vais te laisser, j'ai beaucoup de travail. Amuse-toi bien avec Reisen.
-J'ai encore quelques...
-Reisen te répondra.»

Elle sortait de la pièce blanche. Il ne restait plus que moi et cette jeune fille...

«-...Reisen, c'est bien ça ? Ravi de te rencontrer.
-De même ! Tu peux me dire ton nom ? A moins que tu ne te rappelles plus ?
-...Dondéo.
-Enchanté Dondéo. Ce n'est pas un nom commun en tout cas.
-C'est le cas de le dire...»

Reisen me prit la main, et m'emmena de force au village. Mais elle s'arrêta soudainement en plein sprint, ce qui eu pour effet de me faire plonger à terre.

«-Ah, j'oubliais ! Il te faut de quoi te changer !
-...Bonne idée. Mais où en trouver et qui me convienne ?
-Hum... Je sais !»

Elle repartit de plus belle, me trainant au sol. Elle tenait toujours ma main, et je n'avais pas eu le temps de me remettre sur pied. Mon Dieu, mais ça faisait vachement mal ! Plus jamais je n'oublierai pas de me relever à mes risques et périls.
Malgré quelques souffrances de plus pour ma pomme, nous étions arrivés rapidement à la destination de Reisen. C'était... une boutique d'antiquités ? Je ne la comprenais pas à ce moment là. Qu'allait-on faire dans une telle boutique ? Je ne pus dire une parole que nous étions déjà dans les lieux. Je regardais attentivement les lieux : la salle était recouverte de babioles. Mais, cela rendait la salle agréable à vue d'oeil. Devant l'entrée se trouvait les petits objets souvenirs comme des charmes, des portes-clés... Mais ce qui m'attendait se trouvait vers le fond de la boutique, vers le comptoir. En effet, à la différence que la première partie ne contenait que des souvenirs, la seconde semblait remplie d'objets datant même avant la naissance du Christ. Des armures émoussées, des armes très anciennes, des... Je ne savais même pas à quoi servait certains antiquités ! Ce fut tout bonnement incroyable de découvrir de telles objets inconnus maintenant.
Reisen me rappela de mes souvenirs. Elle attendait devant le comptoir. Une personne arriva aussitôt. C'était un homme aux yeux d'or et à la chevelure d'argent. Il portait des lunettes de vue, ainsi qu'un kimono couleur azur ainsi que du noir, ce qui formait un bien beau mélange de couleur. Il portait un petit sac de cuir, assez rempli, mais ne débordait pas.

«-Enfin tu arrive Rinnosuke ! commença la jeune fille à oreilles de lapin. Tu sais combien de temps j'ai attendu ?
-Désolé, mais on a tous besoin d'un peu de repos... Tiens, mais qui est... ? Ah, mais ce doit être l'homme brûlé à vif ! Je pense savoir pourquoi tu es venu alors...»

A ma grande surprise, il me connaissait. Enfin, il savait que j'étais arrivé ici embrasé. L'information avait surement dû circuler pendant ma convalescence. Mais mon cas s'était ébruité tant que ça ? Quoique, voir un homme nu complètement carbonisé dans la rue, ça pouvait choquer plus d'un.

«-Suis-moi, euh... Comment tu t'appelles ?
-Dondéo, et vous ?
-Je suis Rinnosuké, propriétaire de la boutique d'antiquité de la Forêt Magique. Maintenant, suis-moi.»

J'obéis aussitôt. Il m'emmenait dans la partie intérieure de la boutique. Il se rendait dans sa vraie maison, si l'on peut dire comme ça. Il m'emmenait dans une chambre...Enfin, devant la porte de sa chambre.

«-Désolé, attends-moi une seconde. Je reviens rapidement.»

Il s'enferma... pas très longtemps. Il revenait avec quelques chose sur le bras... Des vêtements ?

«-On m'avait prévenu que tu avais perdu la mémoire. J'étais le seul à pouvoir t'aider.
-Comment ça le seul ? Il y a un village à côté, j'aurai pu demander à...
-Mis à part moi, Gensokyo n'est constitué que de femmes. A moins que tu ne veux porter que des jupes...
-...Comment ? Que des femmes ? Comment ça se fait ?!
-Si je le savais...»

Gensokyo... Un endroit vraiment étrange. Mis à part nous deux, ce pays n'était constitué que de femmes ? Mais ce n'est pas possible ! Il devait forcément avoir des hommes quelques part !
Sur le coup, je repensais à l'interrogatoire avec Eirin... non, ce ne peut pas être ça. Je ne devais même pas y penser. J'effaçais aussitôt les idées violentes de ma mémoire.

«-Tu peux me montrer un endroit pour me changer ?
-Bien sur Dondéo. Entre là.»

J'entrai dans une chambre... une chambre d'ami, car il ne comportait que quelques matelas. Je me changeai en vitesse. Pas de temps à perdre. Surtout avec la peur qui me tiraillait du fond des tripes.

Je revenais dans la boutique, où Reisen eu un petit moment d'admiration. Ce que je portais maintenant était un kimono du même genre que Rinnosuke. Mais la coloration n'était pas la même : le vert dominait sur du rouge, dont les quelques gravures couleurs jaune dorés faisait resplendir ce vêtement. Je n'avais aucun problème à marcher, courir, sauter avec.

«-Wah ! Tu es mignon Dondéo !
-Tu trouves que je fais mignon ?
-Ahaha ! Ces vêtements te vont à ravir ! ajouta le vendeur d'antiquaires d'un air moqueur.»

Ce moment de discutions continuait sereinement pendant quelques minutes. Peu après, Reisen me rappela de la journée qui m'attendait. Nous saluions Rinnosuke, puis nous partîmes en direction du village.

Finalement, la journée se passa très rapidement. Je rencontrai beaucoup de personnes – que des femmes comme me l'avait dit le seul homme de Gensokyo – et visitai beaucoup de bâtiments, comme le très célèbre temple Hakurei, où l'on raconte qu'un cercle de brûlure était apparu, les maisons des sorcières, comme Marisa, les manoirs, comme celle d'Eirin ou alors le manoir Scarlet, sachant que je n'ai pu m'approcher de plus près «à cause d'un incident» paraissait-il.
En fin de soirée, mon guide, toujours en pleine forme, me montra une maisonnette, située près d'un grand lac. Elle semblait inhabitée, voire abandonnée.

«-Je te présente ta nouvelle maison, Dondéo.
-Une... une maison ?
-Oui. Comme tu ne sais rien de ton passé, tout ce que l'on peut faire est d'offrir un logement. Je t'aiderai pour que tu te sentes chez toi, ne t'inquiète pas.
-Merci beaucoup, mais je ne peux pas accepter...
-Ne sois pas si hypocrite ! s'énerva le jeune fille. A mon avis, tu resteras assez longtemps à Gensokyo pour y vivre ici. Et je n'ai point envie de voir une personne dans la rue tous les matins.
-... Tu as raison.»

La lapine sourit à ma réponse, puis passa à l'attaque, ce que je fis de même. Comme il ne nous restait que peu de temps avant la nuit, nous décidions de restaurer une salle afin d'y faire un lit et que je puisse me reposer cette nuit. L'intérieur respirait la poussière, le ménage semblait de mise. Armé d'un balai trouvé dans un placard de la demeure, je balayais, tandis que Reisen me ramenait une couette et un coussin. A force de travail, de rangements et de patience, la première salle fut nettoyé.

«-Bon, Dondéo, il se fait tard, je rentre au manoir. Bonne nuit !
-Bonne nuit à toi aussi, répondis-je de façon automatique.»

Maintenant, j'étais seul. Mais pas complètement, car les habitants du village me connaissaient maintenant, et donc je pouvais leur demander service. Mais il ne faudrait pas que j'abuse de leur gentillesse. Je ne pensais qu'à dormir à ce moment, ce que je me précipitai de faire. Ma nouvelle vie commença ce soir-même.
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MessageSujet: Re: [fic]Le passé de donfeuxvideo (Gensokyo)   Sam 19 Mar - 15:19

Le soleil commençait à illuminer les terres en Gensokyo. Un matin chaleureux, mais plutôt difficile. Je n'ai pas pu m'endormir confortablement, surtout avec tous ces changements brutaux qui se sont passés. La longue nuit blanche m'a permis de m'isoler un petit peu, et de me remémorer des faits passés des dernières journées – enfin, si je peux le dire. Je suis arrivé de nulle part. Je ne me souviens de rien. On m'a particulièrement accueilli, mais cela s'est arrangé. On m'a fait visiter une partie du Gensokyo à une vitesse étonnante. Et enfin, on m'a offert cette maisonnette abandonnée. J'ai beau repenser encore et encore, cela s'enchaine trop vite. On ne m'a pas laissé le temps de me reprendre moi-même. J'ai l'impression que les événements me dépassent...
L'habitation prend de la couleur, illuminée par l'arrivée du matin. Je me lève. La journée s'annonce tranquille... Je peux enfin respirer. Je reprends les vêtements que Rinnosuke m'a offerts, m'étire, puis sors. L'air frais de l'heure matinale souffle de sa présence pure et sa douceur me parcourt le corps. Je respire un bon coup. Ce petit moment silencieux m'est particulièrement délicieux.

«-Alors, bien dormi ?»

Je me retourne, surpris. La voix était celle de Reisen, ma guide. Elle avait des oreilles de lapins, et pour le moment, je n'ai toujours pas compris pourquoi elle en avait et comment. Mais cela me faisait bien rire, d'un côté.

«-Si on peut le dire... dis-je, assez gêné.
-C'est super ! Bien, aujourd'hui, je vais te faire visiter le village, et ensuite...
-Hum ?
-Tu vas goûter aux fabuleux plats faits maison de mes mains de chef !»

Elle déborde d'énergie, et encore, je suis gentil. C'était limite si elle prenait la pose de la victoire, le bras levé vers le ciel et le pied sur une roche, avec un rire moqueur. Cela me redonnait le sourire. Mais, attends voir...

«-Euh, une seconde, il y a un village humain ?
-Bien sûr. Seulement, ceux-ci évitent de sortir, de peur de se faire attaquer par une youkai. Ils ont pas vraiment de raison d'avoir peur, mais bon...»

Elle sourit. Personnellement, je repense à mes moments sur le billard avec l'infirmière violente... Je reçois à ces pensées un coup de frisson, mais la lapine reprend vite son discours.

«-J'ai prévu d'aller au village humain justement pour aller acheter de la nourriture. Tu m'accompagnes ?
-Bien sûr. Après tout, on m'a promis un repas excellent ! Répondis-je avec un brin d'humour ce qui lui fait bien plaisir.»

Après un court moment de marche, nous atteignons ce qui semble être "Le village humain". Reisen tente de me presser, mais je profite pour regarder les alentours. Le village est, bien sûr, constitué de maisons et de bâtiments en tout genre. Des enfants s'amusaient dehors, tandis que les parents les accompagnaient ou travaillaient... Dans les champs ? Peut-être. Mais la première chose que je remarque... Des hommes ? Il y en a finalement...mais alors, Rinnosuke m'a menti ?
A ma réflexion, nous tombons sur la place marchande. Cette partie du village était bien plus remplie que les derniers chemins, jusqu'à avoir du mal à marcher dans des passages obstrués de passants. Néanmoins, la lapine savait où aller, et je me contentais de la suivre pendant ce temps. Elle me consultait quelques fois pour me montrer les aliments frais, ou pour me demander ce que je voudrais bien avoir. La matinée se passe tranquillement, …


De retour à la maison, les sacs que nous portons débordaient. Tout était rempli d'aliments en tout genre, viandes, légumes, etc. Cela pesait son poids en tout cas. Mais je remarque mon guide porter ces sacs comme un rien, ou alors avec très peu de difficulté. Je regarde son sac... En effet, elle m'a confié tout ce qui est lourd et encombrant. Elle m'a bien eu sur le coup. Elle n'est pas si gentille que ça en fait. Je ferai gaffe la prochaine fois...
Nous rangeons toutes nos affaires dans l'ancienne cuisine, nettoyée hier. Elle contenait de quoi faire cuire en tout cas. Oui, c'est une sorte de plaque chauffante, en gros, en plus artisanal. Il y avait de quoi préserver les aliments aussi. Un frigo aurait été mieux, mais on fait avec. La jeune fille commence à retrousser ses manches, et à mettre un tablier qu'elle s'est permise d'acheter.

«-Bien, il est temps de cuisiner ! Je vais te faire un plat de ma fabrication !»

Je me préparai à patienter la nourriture faite par quelqu'un. Lorsqu'un tilt me sonne à l'oreille. Cuisiner. Cuisiner... Mes mains tremblent rien qu'à ce mot. Machinalement, je décale la lapine de la cuisine, et commence à sortir les aliments, ainsi que quelques ustensiles de cuisine, à la grande surprise de celle-ci. Elle avait beau insister vouloir faire la cuisine, rien à faire. Mon corps parle. Il veut cuisiner. C'est comme vouloir inconsciemment faire quelque chose qu'on veut absolument.
Mes membres continuent de bouger à tout va. J'épluche des carottes, les coupe en plusieurs morceaux, je fais bouillir de l'eau dans une casserole, mettant le riz juste après, je prépare la vinaigrette en touillant vinaigre et huile, puis en rajoutant une/deux herbes et un bout de fromage blanc, une noisette de moutarde brune, du sel et du poivre. Je nettoie les salades à la main ainsi que quelques tomates, je vérifie l'état du riz. Je prépare la table, deux assiettes, les couverts et les verres qui vont avec, pas vraiment besoin de décoration, surtout avec le peu que j'ai. Le riz prêt, je l'essore, je remets le tout dans la casserole, un bout de beurre à l'intérieur. Je coupe les tomates en tranches, je sors plusieurs fruits au hasard. Je les découpe comme je veux, puis je les mets dans une petite coupelle, en y ajoutant un peu d'eau, et deux gouttes de rhum. Je place le riz sur les assiettes en forme de grand anneau. Je mets dedans de la salade, tout en y ajoutant progressivement un peu de vinaigrette. La salade qui déborde à peine du niveau de riz, je place les morceaux de carottes et tomates au centre, tout en y ajoutant les dernières gouttes de vinaigrette. Les plats sont enfin prêts. Je me sens vraiment mieux après ce petit exploit qui m'impressionne, ce qui n'est pas le cas de Reisen qui me regarde avec des yeux ronds.

«-Le déjeuner est prê... Qu'est-ce qu'il y a ?
-...Je suis sûre que tu es cuisinier dans un grand resto dans ta vraie vie. Même moi qui me débrouille à peine, je n'arrive pas à faire une entrée !
-Peut-être... C'est vrai que je n'ai trop compris ce qui s'est passé.
-Néanmoins, ça a bien l'air délicieux ce que tu as préparé !
-Justement, le déjeuner est prêt.»

Nous nous asseyons devant nos assiettes, avec le petit miracle produit par moi. Nous mangeons calmement, dans un petit silence qui ne dure qu'un instant.

«-Mais c'est trop bon ! Et le goût de la carotte qui accompagne avec... exquis !
-Je suis content que la nourriture te plaise. Dis-je de mon sourire relevé.»

Les assiettes se vident rapidement. Reisen n'en a laissé même pas une miette, ce qui me conforte encore plus. Je me lève, et je lui sers la fameuse salade de fruits, composée d'orange, de banane, de pomme, de kiwi.

«-Tu es vraiment un petit cordon bleu, Dondéo !
-Je ne suis qu'un débutant ! Je n'appelle pas ça de la cuisine ! Il me faut plus d'entraine... Hein ?
-Hum, qu'est-ce qu'il y a ?
-...Rien. En tout cas, même si ce n'est pas vraiment de la grande gastronomie, content que ça te plaise.»

Qu'est-ce qu'il m'est arrivé à l'instant ? Ma tête a quasiment flanché... Et ces mots, d'où je les sors ? En plus de mon corps qui se met à bouger tout seul... Je suis en train de me souvenir ? Non, j'ai toujours la tête blanche, vide. Aucun souvenir ne me parvient à l'esprit. Je peux encore croire que mon corps s'en souvienne, mais ça va un peu trop loin je trouve. Je veux à tout prix me souvenir ! Mais pourquoi je ne vois rien ?! Han... Bon, je verrai plus tard.

Nous terminons en silence le dessert. Non pas qu'elle ne voulait pas parler, mais plutôt moi, qui est préoccupé par tout ça. Et je crois qu'elle a remarqué... Tant mieux. Elle fera attention à ce qu'elle dit maintenant pour éviter ces chocs. Même si ce n'est pas de sa faute...
Le soleil pointe le ciel parfaitement, et encore, la journée se passe tranquillement, ...


«-Bon, désolée Dondéo, va falloir que je file. Tu connais déjà quasi tous les endroits de toute façon, je pense que tu n'as plus trop besoin d'aide de ce côté. A demain !»

La petite lapine repart en courant. Et voilà. Me voilà maintenant lâché, du moins pour aujourd'hui. Que pourrais-je faire en cette belle journée d'après-midi ? … Ah, je me souviens d'une chose ce matin. Rinnosuke m'a pourtant bien dit qu'il était "le seul homme de Gensokyo"... Pourtant, il y en a bien dans le village humain, et ils étaient assez nombreux. Je vais lui rendre visite...
Le chemin entre ma maison et le Kourindou est plutôt proche finalement. Quelques minutes de marche suffisent pour me rendre à sa boutique. Je rentre, la sonnette retentit comme à son habitude. J'avance directement vers le comptoir, et je remarque Rinnosuke, las. Mais à ma vue, il se remet en forme directement, et m'accueille chaleureusement.

«-Et bien ! Bonjour Dondéo ! Que me vaut l'honneur de ta visite ?
-Et bien... Désolé, mais ce n'est pas pour tes antiquités pour le moment. J'aimerais parler un peu avec toi.
-Hum, si tu veux. Après tout, je ne reçois pas beaucoup de personnes en ce moment... Bien, que veux-tu savoir ?
-C'est au sujet de ce que tu avais dit hier. Tu avais dit que Gensokyo n'était constitué que de femmes...
-...Effectivement. J'ai bien dit ça. Je suppose que tu es allé au village humain, non ?
-Bien sûr, si je me pose la question maintenant...
-Et bien, disons... que le village humain est vraiment un endroit "caché", si je peux le dire. Je t'explique : le village a une protection donnée par une personne. Cette personne est Keine Kamishirasawa, qui dirige d'ailleurs une école dans le village. Elle a le pouvoir de cacher en quelque sorte le village... Plus précisément son histoire. Grâce à son pouvoir, le village ne subit pas d'attaques de youkais... D'ailleurs, certains ne connaissent même pas l'existence de celui-ci.
-Et donc ?
-J'oublie des fois son existence... Et mis à part pour certains cas, je vais assez rarement au village humain. Et les personnes que j'accueille dans la boutique ne sont que des filles, donc...»

Que des filles ? ...Je viens d'avoir un frisson. Non Dondéo, ne t'imagine pas ça... Bref. Son explication n'est pas très convaincante, mais bon.

«-Aussi... Vu que tu étais en dehors du village humain, j'aurais cru que tu avais des pouvoirs. Du moins, que tu sais te protéger contre les attaques...
-Des attaques ? Je n'en ai jamais eues jusqu'à présent...
-Fais attention alors. Peu importe où tu es, si tu rencontres une youkai, fuis. A moins que tu aies des pouvoirs, tu ne pourras pas te défendre contre elles. On n'a jamais vu un humain gagner contre une youkai, que celle-ci soit faible ou non.»

Les youkais sont si dangereuses ? Je les imaginais plutôt "humaines", comme nous... Il faut dire que je n'en ai jamais vue pour le moment. Et vu ce que me dit Rinnosuke, il me donne encore moins envie de la rencontre... Mais ? Hein ? Des pouvoirs ?

«-Qu'est-ce que tu veux dire par pouvoir ? Il y a de la magie ici ?!
-Tu ne le savais pas ? Rah, mais tu viens d'où franchement...
-Désolé, il paraît que je suis amnésique.
-...Excuse-moi. Donc, tu veux que je t'explique ça ?
-Cela m'intéresse énormément.
-Ok. Alors, déjà, il faut que tu saches que je ne suis pas un as dans la matière. Mais je sais que les youkais, les humains, ou toute autre forme de vie peut avoir un don, de la magie... Quelque chose qu'il gagne à sa naissance. Personnellement, je dirais que toute forme de vie a cette puissance, mais qu'il est plus difficile pour certains de la révéler que d'autres.
-D'où le fait que tu croyais que j'avais des pouvoirs...
-Tu n'en as pas ? Oh, c'est dommage... Mais je pense que justement, tu en as un. Enfin, disons que tu as un pouvoir plus accessible que les autres.
-Et qu'est-ce qui te fait dire ça ?
-Ta présence.»

Mais qu'est-ce qu'il raconte ? Qu'est-ce que ma présence a à voir avec la magie ? … Il croit peut-être que j'ai pu venir ici via celle-ci ? … C'est franchement une bonne question. Mais pourquoi j'aurais fait ça ? Surtout pour me retrouver dans un tel état... Hors de question de continuer cette discussion dans cette tournure.

«-... Tu peux en revenir sur la magie ?
-... Ok. Donc, à mon hypothèse, toute forme de vie a cette force mystique, mais, par exemple, il est plus simple pour une youkai d'y avoir accès que pour un humain. Ensuite, la magie peut être de plusieurs types. Cela peut être un contrôle de la nature, une forme spéciale, ou même tout simplement une grande puissance par rapport à quelque chose. Je ne te ferai pas une liste, vu qu'elle est interminable.
-Je vois ça. Et bien, je te remercie pour toutes ces informations... Néanmoins, je n'aurais jamais cru apprendre de telles choses.
-Et moi d'enseigner quelque chose qui me semble bien commun ici.»

Je n'ai pas pu de m'empêcher de rire par ces mots, ce qu'il fait de même. Enfin, j'ai quand même perdu pas mal de temps, toute cette discussion...

«-J'ai passé un bon moment, mais il se fait tard. Je rentre.
-Merci d'avoir pu égayer ma journée. Au revoir, et n'oublie pas ce que je t'ai dit !»

Je sors du Kourindou. Ah, enfin. Cette journée s'est déroulée sans trop de mal. Moi qui avait peur de m'ennuyer, j'ai été servi. Par contre, il va falloir que je fasse gaffe maintenant au sujet des youkais... Ça m'embêterait quand même d'en arriver là. Je ne sais pas, mais je n'ai pas l'impression qu'elles ont l'air aussi agressives que ça... Mais aussi, je n'en ai jamais vue, donc je ne peux rien me dire finalement. Le soleil se couche, je me hâte à rentrer dans ma demeure de fortune. La journée s'est passée tranquillement, ...


Voilà une dure journée qui se termine. Je suis chez moi, et je me sens bien. Je ne sais pas pourquoi d'ailleurs. Peut-être parce que c'est une journée comme celle-ci que je voulais avoir... J'en ai bien profité en tout cas. Néanmoins, j'ai encore du boulot à faire, comme remettre ma demeure en état. Il n'y a que la cuisine d'opérationnel, celle restaurée hier. J'aimerais bien avoir une chambre... Allez, allons-y pour la chambre.
Par contre, où vais-je faire celle-ci ? Hum... je vais faire en sorte que la chambre soit un coin tranquille, personnel. Je vais donc mettre à l'écart de la cuisine et du salon. Sachant que la cuisine est proche de l'entrée, plus précisément vers la droite, je vais donc préparer la chambre au fond du bâtiment. Ce n'est pas mon jour de chance : la salle du fond se trouve être la plus encombrée de bois, de poussière, … de problèmes. Je ne pense pas que je pourrai terminer en cette soirée. Mais je peux entamer une bonne partie du travail. Dommage, je vais encore devoir dormir dans la cuisine...
Je mets la main à la pâte. Je déplace les planches, les bouts de ferraille, les poutres, etc... à l'extérieur, juste à côté. Je pense que ça peut me servir pour plus tard, au cas où, et puis autant ne pas gâcher. Je déplace pendant une heure, ou deux... Et il commence vraiment à faire nuit. Avec le peu de temps que j'ai eu, j'ai pu déplacer une très grande partie dehors, mais il en reste encore... Et toute cette poussière ! Je n'avais même pas l'impression de voir le sol. Je balayerai plus tard, et après avoir terminé le reste... En attendant, je suis fatigué.
Je reviens dans la salle principale, et je prépare ma couette qui me tiendra chaud. Je m'allonge au sol, et je prépare une nouvelle nuit. Cette fin de journée s'est passée tranquillement, ... mais qu'est-ce que... non, sûrement mon imagination.
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